• Feuilles d'Automne et Nuit Etanche

    N'ai jamais connu un bien-être aussi fort que celui-ci. Comme si les bras ne voulaient jamais se détacher, rester tel quel, jusqu'à on ne sait quand. Après-midi sous un signe incertain, indicible, volets fermés, noir, juste la lueur bleue qui clignote sous la beauté des deux corps qui se lient. Observer, juste un peu trop, ne pas réagir, se dire que -finalement- rien n'a jamais été si beau jusqu'à présent, puis fleurir le parterre du linge qui s'éparpille. Se noyer dans les yeux qui aspirent et mourir devant tant de langueur. Seuls.

    Soirée. Monde, ailleurs. Puis les cris, embrouille pour on ne sait quoi, à vrai dire l'on s'en fiche pas mal, là, Lui, rien ne nous touche ou si peu dans le jardin remplit de cadavres -humains ou non. Bulle. Pleurs. Tourne mal. Alors partir, heureuse de pouvoir partager seulement à deux le peu de temps qu'il nous reste puis des sourires diffus devant la lune interdite. Marche, longtemps sans vraiment savoir et s'approprier tout, le nouveau jour, la nuit et ses étoiles, les feuilles et leurs craquements impromptus, la pâle lumière et les visages qui rayonnent. Alors, le visage restant fermé, assis, l'esprit décalqué par les doses d'Al, paraissant loin. Les yeux dans le vide et les jambes qui s'éparpillent. Sous les carrés, ne plus s'en vouloir, et s'évader. Enfin. Toujours...


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